Introduction

Commencer la MAO, ou Musique Assistée par Ordinateur, est aujourd’hui plus accessible que jamais. Avec un ordinateur, un logiciel de musique, un casque et quelques outils supplémentaires, il est possible de créer, enregistrer et mixer ses propres morceaux depuis chez soi.

Cette facilité apparente peut toutefois être trompeuse.

Lorsqu’on débute, on se retrouve rapidement face à une multitude de choix : quel logiciel utiliser ? Quels plugins installer ? Faut-il acheter une interface audio ? Quel casque choisir ? Comment obtenir un bon son ? Pourquoi mon mixage ne ressemble-t-il pas à celui des morceaux que j’écoute ?

Face à toutes ces questions, il est facile de commettre certaines erreurs. Elles ne sont pas graves, bien entendu. Elles font même souvent partie de l’apprentissage. Mais les connaître dès le départ peut vous permettre de gagner du temps, d’éviter des dépenses inutiles et surtout de prendre davantage de plaisir à faire de la musique.

Dans cet article, nous allons voir les principales erreurs à éviter lorsque l’on commence la MAO.

1. Vouloir acheter trop de matériel dès le début

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes.

Lorsque l’on découvre la MAO, on peut rapidement avoir l’impression qu’il faut absolument posséder un studio complet : un ordinateur puissant, une interface audio haut de gamme, plusieurs microphones, des enceintes professionnelles, un clavier maître et des dizaines de plugins.

En réalité, ce n’est pas nécessaire pour commencer.

Un équipement simple peut largement suffire pour apprendre les bases. L’essentiel est de disposer d’un ordinateur capable de faire fonctionner votre logiciel de MAO et d’un système d’écoute correct.

Si vous souhaitez enregistrer une voix, une guitare ou une basse, une interface audio d’entrée de gamme peut être utile. Mais il n’est pas indispensable de vouloir tout acheter immédiatement.

La MAO est un domaine dans lequel il est préférable d’évoluer progressivement.

Commencez avec le matériel dont vous disposez déjà. Identifiez ensuite vos véritables besoins au fur et à mesure de votre progression.

Vous découvrirez peut-être que vous avez davantage besoin d’un meilleur casque que d’un nouveau plugin, ou d’une interface audio plutôt que d’un second clavier maître.

Le meilleur matériel pour débuter est souvent celui qui vous permet de commencer immédiatement.

Débutant en MAO devant un home studio simple sans matériel inutile

2. Changer constamment de logiciel de MAO

Il existe aujourd’hui de nombreux logiciels de MAO, souvent appelés DAW.

Certains sont particulièrement adaptés à la composition, d’autres à l’enregistrement, au mixage ou encore à la création de musique électronique.

Lorsque l’on débute, il est tentant d’essayer tous les logiciels disponibles.

On installe une version d’essai, puis une autre. On regarde une vidéo sur un nouveau DAW et l’on se demande immédiatement s’il ne serait pas meilleur que celui que l’on utilise déjà.

Le problème est que l’on finit parfois par passer plus de temps à changer de logiciel qu’à faire de la musique.

Tous les logiciels de MAO actuels permettent de réaliser des productions musicales de qualité. Ce qui compte avant tout, c’est de connaître suffisamment bien celui que vous utilisez.

Essayez de choisir un logiciel qui correspond à votre manière de travailler et prenez le temps d’en apprendre les fonctions principales.

Inutile de connaître immédiatement toutes les possibilités de votre DAW.

Apprenez simplement à :

  • créer un projet ;
  • ajouter des pistes ;
  • enregistrer de l’audio ;
  • utiliser un instrument virtuel ;
  • effectuer quelques modifications ;
  • régler les volumes ;
  • exporter votre morceau.

Ces bases vous permettront déjà d’aller très loin.

3. Télécharger trop de plugins

Les plugins constituent une véritable tentation lorsque l’on commence la MAO.

Il suffit de passer quelques minutes sur Internet pour découvrir des centaines d’égaliseurs, de compresseurs, de réverbérations, d’instruments virtuels et d’effets gratuits ou payants.

Le résultat est souvent le même : on télécharge beaucoup de plugins, mais on ne prend finalement pas le temps d’apprendre à les utiliser.

Posséder cinquante égaliseurs ne vous aidera pas forcément à mieux mixer.

Un seul égaliseur que vous connaissez bien sera souvent beaucoup plus utile.

La plupart des logiciels de MAO sont déjà livrés avec des effets et des instruments permettant de réaliser énormément de choses.

Avant d’installer un nouveau plugin, posez-vous une question simple :

Est-ce que j’ai réellement besoin de cet outil ?

Si vous ne connaissez pas encore les fonctions de l’égaliseur fourni avec votre logiciel, il n’est probablement pas nécessaire d’en télécharger dix autres.

Il vaut mieux maîtriser quelques outils que posséder une collection interminable de plugins.

Studio MAO encombré de nombreux plugins et effets audio

4. Vouloir obtenir immédiatement un son professionnel

Lorsqu’on commence la MAO, on compare naturellement ses premières créations à des morceaux produits par des artistes et des professionnels expérimentés.

C’est une comparaison qui peut rapidement devenir décourageante.

Un morceau diffusé commercialement a souvent été travaillé pendant de nombreuses heures. Il a parfois été enregistré dans de bonnes conditions acoustiques, puis mixé et masterisé par des personnes ayant plusieurs années d’expérience.

Il est donc parfaitement normal que votre premier morceau ne possède pas immédiatement le même résultat.

La MAO est un apprentissage.

Vos premières productions vous permettront de comprendre vos erreurs et de progresser. Puis, quelques mois plus tard, vous pourrez constater que vous faites déjà certaines choses beaucoup mieux.

Au lieu de chercher la perfection dès le début, essayez de terminer des morceaux.

Même s’ils ne sont pas parfaits.

Chaque projet terminé vous apprendra quelque chose.


5. Négliger l’apprentissage des bases

Certains débutants cherchent immédiatement à apprendre des techniques complexes.

Ils veulent comprendre la compression multibande, le mastering professionnel, le traitement parallèle ou les chaînes d’effets sophistiquées avant même de savoir régler correctement le volume de leurs pistes.

Pour progresser efficacement, il est préférable de commencer par les bases.

Apprenez d’abord :

  • ce qu’est une piste audio ;
  • ce qu’est une piste MIDI ;
  • comment enregistrer un instrument ;
  • comment utiliser un instrument virtuel ;
  • comment régler les niveaux ;
  • comment placer les sons dans le champ stéréo ;
  • comment utiliser simplement l’égalisation ;
  • comment ajouter une réverbération ;
  • comment exporter votre morceau.

Ces connaissances simples constituent les fondations de votre apprentissage.

Une bonne maîtrise des bases vous sera toujours plus utile qu’une connaissance superficielle de techniques complexes.

Les étapes essentielles pour apprendre la MAO lorsque l on débute

6. Commencer un morceau sans jamais le terminer

C’est une erreur très fréquente.

On commence une idée musicale. On crée une introduction intéressante. Puis on ajoute quelques instruments.

Ensuite, une nouvelle idée arrive.

On ouvre alors un nouveau projet.

Quelques jours plus tard, on possède déjà dix projets, mais aucun morceau terminé.

Bien entendu, il est normal d’avoir de nombreuses idées. La créativité ne se programme pas toujours.

Mais essayez régulièrement de terminer un projet.

Un morceau terminé, même imparfait, est beaucoup plus formateur qu’une dizaine d’introductions prometteuses.

Lorsque vous terminez un morceau, vous devez résoudre différents problèmes :

  • comment créer une suite ;
  • comment construire un refrain ;
  • comment organiser les différentes parties ;
  • comment terminer l’arrangement ;
  • comment réaliser un mixage général ;
  • comment exporter le projet.

Toutes ces étapes font partie de l’apprentissage.

Ne cherchez donc pas uniquement à créer de bonnes idées.

Apprenez également à les développer jusqu’à la fin.


7. Mettre trop d’instruments dans un morceau

Lorsqu’on découvre les instruments virtuels, il peut être difficile de résister.

Un piano par-ci, une guitare par-là, une nappe, un synthétiseur, une batterie supplémentaire, des percussions et quelques effets sonores.

Progressivement, le projet devient de plus en plus chargé.

Le problème est que chaque instrument a besoin de sa place.

Plus vous ajoutez d’éléments, plus il devient difficile d’obtenir un mixage clair.

Un arrangement simple peut être beaucoup plus efficace qu’un arrangement surchargé.

Posez-vous régulièrement cette question :

Est-ce que cet instrument apporte réellement quelque chose à mon morceau ?

Si la réponse est non, il n’est peut-être pas nécessaire de le conserver.

En musique, enlever un élément peut parfois améliorer davantage le résultat que d’en ajouter un nouveau.

Infographie montrant une comparaison entre un projet MAO surchargé et un arrangement musical simple

8. Négliger l’organisation de ses projets

Lorsque l’inspiration est présente, on a envie d’aller vite.

On crée alors des pistes portant des noms comme :

« Audio 1 », « Audio 2 », « Audio 3 » ou « Nouvelle piste ».

Quelques jours plus tard, on ouvre le projet et l’on ne sait plus exactement ce que contient chaque piste.

Une bonne organisation peut vous faire gagner beaucoup de temps.

Prenez l’habitude de nommer vos pistes.

Par exemple :

  • Batterie ;
  • Basse ;
  • Guitare acoustique ;
  • Piano ;
  • Voix principale ;
  • Chœurs ;
  • Réverbération.

Vous pouvez également ranger vos projets dans des dossiers clairement identifiés.

Conservez ensemble les fichiers audio, les exports et les différentes versions de votre morceau.

Cette habitude peut sembler secondaire lorsque l’on débute, mais elle devient rapidement très importante lorsque le nombre de projets augmente.


9. Oublier de faire des sauvegardes

Imaginez passer plusieurs heures sur un morceau et perdre soudainement votre projet à cause d’une erreur informatique ou d’un problème de disque dur.

Cela peut arriver.

Il est donc préférable de prendre dès le départ de bonnes habitudes.

Sauvegardez régulièrement votre travail.

Vous pouvez également créer différentes versions de votre projet.

Par exemple :

  • Mon morceau version 1 ;
  • Mon morceau version 2 ;
  • Mon morceau version finale ;
  • Mon morceau version finale 2.

Cette dernière situation arrive d’ailleurs très souvent !

L’essentiel est de pouvoir revenir en arrière si une modification ne vous convient finalement pas.

Une sauvegarde régulière vous permet de travailler avec davantage de sérénité.


10. Travailler avec un volume d’écoute trop élevé

Lorsque l’on écoute de la musique, augmenter le volume peut donner l’impression que le son est meilleur.

Les basses paraissent plus présentes et l’ensemble semble plus impressionnant.

Mais travailler trop longtemps à un volume élevé peut fatiguer vos oreilles.

Et des oreilles fatiguées prennent de mauvaises décisions.

Vous pourriez ajouter trop de basses, trop d’aigus ou augmenter excessivement certains éléments de votre mixage.

Essayez donc de travailler la plupart du temps à un volume raisonnable.

Faites également des pauses.

Après quelques minutes de silence, votre écoute sera souvent plus objective.

Il est préférable de mixer longtemps avec une écoute confortable plutôt que de travailler quelques minutes à un niveau sonore excessif.

Débutant en MAO réglant le volume d écoute dans son home studio

11. Croire que le mixage peut réparer une mauvaise prise

Le mixage est une étape importante, mais il ne peut pas tout résoudre.

Si un instrument est mal enregistré, si une voix est trop éloignée du microphone ou si une guitare est mal accordée, les plugins ne feront pas forcément de miracle.

Il vaut mieux essayer d’obtenir le meilleur son possible dès le départ.

Avant d’enregistrer, prenez quelques minutes pour vérifier :

  • l’accordage de votre instrument ;
  • le niveau d’entrée ;
  • la position du microphone ;
  • les bruits parasites ;
  • le confort de l’interprète.

Une bonne prise de son facilite énormément le travail de mixage.

Le meilleur moment pour améliorer le son est souvent avant même d’appuyer sur le bouton d’enregistrement.


12. Ne pas écouter suffisamment de musique de référence

Lorsque vous travaillez sur votre propre morceau, votre oreille s’habitue progressivement à ce que vous entendez.

Après une longue période d’écoute, il devient difficile de savoir si votre mixage est réellement équilibré.

C’est pourquoi il peut être très utile d’écouter des morceaux de référence.

Choisissez des chansons que vous appréciez et qui possèdent une instrumentation ou une ambiance proche de votre projet.

Écoutez attentivement :

  • le niveau de la voix ;
  • la présence de la basse ;
  • le volume de la batterie ;
  • la largeur stéréo ;
  • l’équilibre général.

Il ne s’agit pas de copier le morceau.

L’objectif est simplement d’éduquer votre oreille et de conserver un point de comparaison.


13. Regarder trop de tutoriels sans pratiquer

Les tutoriels sont extrêmement utiles pour apprendre la MAO.

Ils permettent de découvrir rapidement de nouvelles techniques et de comprendre certaines fonctions d’un logiciel.

Mais il existe un risque : passer davantage de temps à regarder des vidéos qu’à faire de la musique.

Vous regardez une vidéo sur l’égalisation.

Puis une autre sur la compression.

Ensuite, une vidéo sur le mastering.

Une heure plus tard, vous avez appris beaucoup de choses en théorie, mais vous n’avez encore rien essayé.

La meilleure méthode consiste à alterner théorie et pratique.

Regardez un tutoriel.

Choisissez une seule idée.

Puis ouvrez votre logiciel et essayez de l’appliquer.

C’est en pratiquant régulièrement que les connaissances deviennent de véritables compétences.

Apprendre la MAO avec un tutoriel et pratiquer directement dans son logiciel

14. Vouloir tout faire seul

La MAO peut parfois être une activité assez solitaire.

On passe de nombreuses heures devant son ordinateur à écouter son morceau encore et encore.

Pourtant, demander un avis extérieur peut être très utile.

Un autre musicien peut entendre un problème que vous n’aviez pas remarqué.

Il peut également vous donner une idée pour améliorer un arrangement ou vous aider à prendre du recul.

Attention cependant à ne pas demander l’avis de trop nombreuses personnes sur chaque détail.

Les goûts musicaux sont différents et vous risquez de recevoir des conseils contradictoires.

Choisissez quelques personnes dont vous appréciez l’écoute et l’expérience.

Leur avis peut vous aider, mais la décision finale doit rester la vôtre.


15. Se décourager trop rapidement

C’est probablement l’erreur la plus importante à éviter.

La MAO demande du temps.

Il faut apprendre à connaître son logiciel, comprendre les bases du son, développer son oreille et acquérir progressivement de nouvelles habitudes.

Personne ne maîtrise tout immédiatement.

Vos premiers morceaux ne seront peut-être pas exactement comme vous les imaginez.

C’est normal.

L’important est de regarder votre progression sur la durée.

Essayez de conserver vos anciens projets.

Dans quelques mois, réécoutez-les.

Vous constaterez probablement que votre manière de composer, d’enregistrer et de mixer a évolué.

La progression en MAO n’est pas toujours spectaculaire d’une semaine à l’autre.

Mais avec une pratique régulière, les résultats finissent par apparaître.

Les principales erreurs à retenir

Si vous débutez en MAO, essayez de retenir ces quelques principes simples :

  • n’achetez pas trop de matériel dès le départ ;
  • choisissez un logiciel et prenez le temps de l’apprendre ;
  • n’accumulez pas inutilement les plugins ;
  • commencez par maîtriser les bases ;
  • terminez régulièrement vos morceaux ;
  • évitez de surcharger vos arrangements ;
  • organisez vos projets ;
  • sauvegardez votre travail ;
  • protégez votre écoute ;
  • soignez vos enregistrements dès le départ ;
  • utilisez des morceaux de référence ;
  • pratiquez ce que vous apprenez ;
  • acceptez les erreurs comme faisant partie de votre progression.

FAQ : les erreurs fréquentes lorsque l’on débute en MAO

Quel est le plus grand piège lorsque l’on commence la MAO ?

Le plus grand piège est probablement de croire qu’il faut posséder beaucoup de matériel et de plugins pour obtenir de bons résultats. Il est préférable de commencer simplement et de développer ses compétences progressivement.

Faut-il acheter des plugins lorsque l’on débute ?

Pas nécessairement. Les effets et instruments fournis avec la plupart des logiciels de MAO sont souvent largement suffisants pour apprendre les bases de la composition, de l’enregistrement et du mixage.

Combien de temps faut-il pour apprendre la MAO ?

Cela dépend du temps que vous consacrez à la pratique et de vos objectifs. Vous pouvez apprendre les bases relativement rapidement, mais la progression continue avec l’expérience et les projets réalisés.

Pourquoi mes morceaux ne sonnent-ils pas comme des productions professionnelles ?

Les productions professionnelles sont souvent réalisées avec de l’expérience, du matériel adapté et beaucoup de temps. Au début, il est préférable de se concentrer sur la progression plutôt que sur une comparaison directe avec des morceaux commerciaux.

Faut-il terminer tous ses morceaux ?

Il n’est pas obligatoire de terminer chaque idée, mais il est important de terminer régulièrement certains projets. Cela permet d’apprendre l’ensemble du processus de production musicale.

Est-il préférable d’apprendre seul ou avec des tutoriels ?

Les deux approches peuvent être complémentaires. Les tutoriels permettent d’apprendre plus rapidement certaines techniques, tandis que la pratique personnelle est indispensable pour développer vos propres habitudes et votre expérience.

Conclusion

Commencer la MAO est une aventure passionnante, mais il est facile de se laisser distraire par le matériel, les nouveaux logiciels et les centaines de plugins disponibles.

Pour progresser, il est souvent préférable de revenir à l’essentiel.

Utilisez le matériel dont vous disposez. Apprenez à connaître votre logiciel. Maîtrisez progressivement les bases. Terminez des morceaux, même imparfaits, et prenez le temps d’écouter votre évolution.

Les erreurs font partie de l’apprentissage.

Un mauvais mixage, un projet mal organisé ou un arrangement trop chargé ne sont pas des échecs. Ce sont simplement des étapes qui vous permettent de mieux comprendre ce que vous ferez différemment la prochaine fois.

En MAO, la progression ne dépend pas uniquement du matériel que vous possédez.

Elle dépend surtout du temps que vous consacrez à créer, expérimenter, écouter et apprendre.

Alors, plutôt que d’attendre d’avoir le studio parfait ou le plugin idéal, ouvrez votre logiciel de MAO et commencez à faire de la musique.

C’est ainsi que l’on progresse réellement.

Et vous, quelle erreur avez-vous commise lorsque vous avez commencé la MAO ?


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